Par Gabin Conrad AFANGNIDE, Président de l'ONG "Sauvons L'Afrique"
Le Mali un pays que j'aime beaucoup pour ses vestiges historiques et aussi pour la bravoure de ses populations. Aux cours primaires lorsqu'on nous parlait de l'histoire du Mali, nous avions l'impression de vivre des situations fabuleuses. Ma visite à Bamako une de ces années en Afrique m'avait rassuré de ce que le Mali avait été, ce qu'il est devenu après que l'arbre commença par perdre ses feuilles.
Si la pandémie de la démocratie artificielle ou artisanale n'a rien changé c'est parce que les dernières relations avec ses partenaires internationaux cachent la forêt. En réalité ce système politique servi sur des plateaux de corruption n'augure aucune possibilité de changement et de développement mais au contraire produit un enlisement vertigineux du tissu social. Les grands projets de développement ont été banalisés pour faire place à une course effrénée au pouvoir par des réseaux nationaux et internationaux.
Nous avons l'impression que certains "évangélistes politiques" se complaisent à créer plus de fragilité socio-économique pour soutenir ou rendre leur présence sur le terrain indispensable. Comme je disais plus haut le dossier du Mali est complexe et une conférence nationale peut aider à mieux discerner profondément les grands enjeux et mettre sur pied un nouveau modèle politique qui tienne compte de tous les principaux paramètres.
Le système partisan et les propositions contenues dans l'ouvrage Consencratie du Professeur Juste Codjo pourraient servir énormément de solutions d'approche. La récente prise du pouvoir par la junte militaire est un malaise consécutif au grand dysfonctionnements de la situation politique de ce pays. Pour l'instant nous prions que les nouveaux responsables soient plus éclairés et conduisent ce pays vers la meilleure sortie de crise politique.